23 juin 2005
Je viens de voir un reportage sur les blogs sur Envoyé Spécial sur France 2. Instructif. Surtout pour moi qui vient juste de se lancer dedans.
J'en retient que le blog est le nouveau moyen de communication par exellence. Je ne parle bien sur pas de la vie de Truc qui met les photos de la fète de Bidule dans laquelle le mec pour qui tout le monde pince a vomi (tout ça agrémenté qui plus est d'un langage SMS des plus horribles... ça sera l'objet d'un prochain billet), cette même vie que tout le monde s'en fout, on poste un commentaire sympa ou pas pour dire qu'il fallait pas mettre cette photo là parce qu'on est gros (la aussi dans un SMS... je vous dis pas...). Non, je parle d'informations qui vous tiennent à coeur, des témoignages par exemple sur le drame du 11 septembre ou de soldats qui participent à la guerre en Irak, des informations plus ou moins intéressantes selon les goûts de chacun.
J'ai appris par exemple que le présentateur de la chaîne américaine CBS, qui, aidé bien sur de son équipe de rédaction, avait annoncé au monde entier, en pleine campagne présidentielle, que le président G.W. Bush n'avait pas accompli son devoir militaire, se basant sur un document "officiel". Tout le monde à déjà entendu cette histoire. Et bien un blogeur, dont le nom m'echappe malheureusment, avait télécharger ce soit-disant document et à établi qu'il était faux, tapé à l'ordinateur, outil qui n'était qu'a ses balbutiements lorsque le président américain était en âge pour ses obligations militaires. Le présentateur vedète de cette chaîne depuis plus de trente ans a présenté ses excuses et a demissionné. Comme quoi, un blog peut avoir un certain pouvoir, s'il est fréquenté bien entendu. Notons tout de même que le faux document a été trouvé dans un blog...
J'en profite pour dire à ceux qui glannent des informations sur le net, blogs ou autres, de ne jamais les prendre directement pour véridique, vérifiez toujours vos sources, recoupez les !
Voila, je termine là ce petit message, le premier vraiment intéréssant...

Au début, je croyais avec fol espoir
Qu'un jour ton regard sur moi se poserait.
Mais finalement ces longs mois, cette année
Ont tué l'espoir, changé le blanc en noir.
Je te parle avec des paroles vides de sens
Ma logique, ma raison, ma vie m'ont quitté
Je ne vis maintenant que dans l'espérance
Que mon triste acte soit enfin pardonné.
Je te vois encore, superbe Beauté...
Ton nouvel amant, tes habits de soirée
Et ton visage nacré, tous de sang tachés.
Dans un dernier bain, rouge, tu te délectais.
Je l'ai fait par desespoir et par Amour.
J'arrive mainteant à la fin de mes jours,
J'hésite encore entre corde et cachets,
Je ne peux vivre avec ce poids attaché.
Ô toi, le seul être que j'ai toujours aimé,
Me pardonneras-tu de t'avoir tué ?
Me pardonneras-tu de t'avoir tué ?
22 juin 2005
Une autre fois, en venant de Paris, il (La Fontaine) attacha à l'arçon de la selle un gros sac de papiers importants. Le sac était mal attaché et tombe : l'Ordinaire passe, ramasse le sac, et ayant trouvé La Fontaine, il lui demande s'il n'avait rien perdu. Ce garçon regarde de tous côtés : "Non", se dit-il "je n'ai rien perdu." - "Voila un sac que j'ai trouvé", lui dit l'autre. - "Ah ! c'est mon sac !" s'écrit La Fontaine ; "il y va de tout mon bien". Il le porta entre ses bras jusqu'au gîte.
Gédéon TALLEMENT DES RÉAUX, Historiettes, 1834 (posthume)
Voici cet extrait mis en fable par moi-même lors d'un bac blanc...
Un jour, venant de Paris, un jeune garçon rêveur,
La Fontaine de son nom, votre propre serviteur,
Allait, monté sur son vaillant destrier,
Délivrant princesses, se croyant preux chevalier.
A l'arçon de ma selle était harnaché,
Un gros sac de papiers de la plus haute importance,
Mais dans mes rêveries totalement plongé,
Je n'y accordais point la moindre vigilance.
Celui-ci en profita, me faussant compagnie,
Et sur le sol chut, quelle atroce perfidie !
Hélas en aucun cas je ne fus alarmé,
Par la chute de ce sac fort mal attaché.
Je poursuivis ma route comme si de rien n'était,
Ne doutant pas que le sac se fut détaché.
Par bonheur, l'Ordinaire sur cette route passait,
Et dans son immense bonté, le sac a ramassé.
Bientôt, ayant retrouvé ce pauvre niais,
Moi-même, faut-il encore le préciser,
Il vint me voir et simplement demanda,
Si je n'avais rien perdu sur cette route.
Soudain, inquiet, je fus pris d'un doute.
Etait-il possible que quelque chose m'échappât ?
Je sautais avec agilité de ma monture,
Et l'observais bêtement sous toutes les coutures.
Finalement je dis au royal porteur,
Que ma vigilance par bonheur,
M'a gracieusement préservé d'un tel malheur,
Puis je le remercie avec humeur.
Comment pouvait-on penser qu'un colis j'ai perdu,
Alors que je possède une attention pointue !
L'Ordinaire, dépité, le sac me montra,
Et de nouveau sobrement me demanda,
Si par hasard je ne connaissais pas,
Son propriétaire étourdi et maladroit.
Voyant ce sac, je fus étrangement surpris.
Il ressemblait, en effet, fortement à celui,
Que l'on m'avait chargé de transporter depuis Paris,
Est-il possible que ce fût celui-ci ?
En effet, sur ma monture la sac n'était plus,
Est-il donc possible que je l'eusse perdu ?
Je dis alors honteux, que ce sac est mien,
Et qu'il en va de tout mon bien.
L'homme me tendit ce sac si important,
Je le couvris de mille remerciements,
Je voulu même payer un dédommagement,
Celui-ci, n'en voulant pas, refusa gentiment.
Ensuite, l'ayant quitté rapidement,
Je fis preuve d'une très grande vigilance,
Envers ce colis pour moi si important,
Qui aurait pu être écrasé par une diligence.
Moralité :
Ne confiez surtout pas à un étourdi,
Vos lettres d'amour, votre plus cher colis,
Car vous risquez fortement de les retrouver
Sur les chemins totalement piétinés.
Le noir, l’obscur
Ne t’y perd pas !
Rien n’y est sûr,
Pas même toi.
Il est le danger,
Il est éternité,
Si tu y plonges
Tu es dans un songe.
Tu ne peux t’échapper,
Tu restes prisonnier.
Ne t’éloigne pas,
Où vas-tu ? Où vas-tu ?
Reviens ! C’est peine perdue !
Ne va pas là-bas !
Attention, attention,
Il grogne, il mord,
Ne t’en approche pas,
Reste auprès de moi.

La Mort silencieuse et ses cohortes damnées,
Sont sur la plaine désolée enfin arrivées,
Plus un bruit, plus un souffle, lentement elle choisit
Qui parmi ces héros, ces hommes à l’agonie,
Rejoindront la sombre citadelle perdue,
Eternelle demeure de mille rois déchus.

Belles rêveries, douces illusions,
Délicats phantasmes, utopiques visions,
Songes d'une civilisation à la dérive,
Qui ne trouve comme alternative
Que nourrir de mirages
Un aveugle peuple en cage.
Et oui, même les meilleurs sont victimes des blogs, ces dégénérescences de la folie d'Internet (au moins, ma folie a ses limites, je ne suis pas sous skyblog...héhé...). Moi c'est Seb', 17 ans (et toutes ses dents, blague classiques mais toujours bonne), Term S dans deux mois, entre deux classes actuellement, pro-libéral et anti-communiste (je l'assume ouvertement, jetez moi des pierres) et je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera moi (ça fait longtemps que je voulais la placer cette réplique, pour les incultes de première (ou de term... je sais, elle est nulle), c'est le début des Confessions de Rousseau, livre instructif si vous avez beaucoup de temps à perdre...).
Vous l'aurez compris j'ai un humour décapant, je peux même être assez assassin si je le veux...
Autre mis au point, ce blog, à quoi va-t-il me servir ? Bonne question... je commence encore quelque chose que je ne finirai sûrement jamais, comme tout ce que je commence d'ailleurs... Donc je sais pas, j'y mettrai bien sur mes poèmes, mes coups de gueules et de coeur, p'tet un peu sur ma vie, je sais pas trop... à voir.
Bref, brisons-là : car ce blog doit être à notre vue moins objet de respect que de consommation. (oula, je suis en forme, ça doit être à cause des révisions pour mon oral... pour les incultes toujours, Le Pain, Francis Ponge, un peu arangé quand même).
PS : J'oubliais, les commentaires sont bien sur les bien venus !